Journal 1 Bordeaux-St Anne

Journal du 17 Septembre 2014

 

 

 

Et nous voilà partis…enfin nous réalisons notre rêve.

C’est très étrange comme sensation.

Cela fait quatre ans que nous avons fixé le mois de septembre 2014 comme date de départ, et depuis un an, le 10 septembre 2014 est fixé, et ce jour est enfin arrivé.

Après une fête digne de ce nom, (avec le soutien inconditionnel pour la préparation de mon cousin Jacques qui a eu la bonne idée de prendre sa retraite !!!, de Fabrice pour la sono, de Fred pour les photos et de tous nos amis qui sont venus nous dire au revoir en chanson – (nous lirons vos missives hebdomadaires avec plaisir, tous les dimanches ), il a fallu ranger et régler quelques petits détails avant de partir…Nous sommes encore dans l’urgence.

Nous dormons chez nos amis Stéphane et Pauline, ayant mis notre appartement en location, et passons deux dernières soirées très agréables, chez nos amis Lionel et Laurence, certainement trop arosées. Vous aussi vous allez nous manquer.

Nous recevons enfin les cours du CNED, la veille de notre départ.

Stéphane nous amène à l’aéroport. Gros poutous mon Steph, encore trois mois à tenir avant de venir nous rejoindre aux San Blas.

C’est un grand jour, le jour qui nous fait basculer du projet à la réalité, et à compter duquel nous allons égrener les jours de réalisation de notre aventure.

Le Papa de Camille passe dire au revoir à son fils, accompagné de Mathilde, la fille de sa nouvelle compagne.

Camille, comme à son habitude, très pudique dans l’expression de ses sentiments, reste plongé dans son picsou géant que je viens de lui acheter.

Il a néanmoins été très touché par cette attention, nous le savons.

Arnaud me confie son fils, et en lui disant au revoir, je mesure la confiance qu’il m’accorde et le rassure, je l’espère, sur la conscience que j’ai de cette responsabilité.

Nous tombons dans l’avion sur les membres du Conseil de l’ordre qui se rendent à la conférence des bâtonniers… ça tombe bien, je n’avais pas eu le temps de passer dire au revoir à ma bâtonnière chérie, qui ne perd pas le nord et me fait signer une procuration pour les élections du mois de novembre… c’est étrange, je n’y avais pas pensé, mais alors pas du tout !!!

Fabrice tu voteras pour moi !!!

Nous atterrissons à l’heure convenue, récupérons la voiture de location, et arrivons au marin vers 18 h, pour découvrir notre bateau à la tombée de la nuit.

Nous connaissions évidemment le modèle, mais celui là, c’est Phileas Fogg, notre bateau pour les 11 prochains mois, celui qui va nous faire vivre notre rêve, contribué à assurer la sécurité de notre famille… c’est con mais je pose ma main sur lui comme je pose la main sur la tête de mon fils… il fait maintenant parti de notre famille.

Les enfants le découvrent avec un enthousiasme non dissimulé et Timothée nous livre ses impressions : « Il est beau, mon bateau ». Camille n’est pas en reste, il saute partout.

Petit tour au restaurant des voyageurs à 30 m, l’incontournable RDV des voileux au port, dodo, il est 20h30, mais pour nous et surtout les enfants, 2H30.

Nous passons une première nuit agitée, l’excitation certainement, mais surtout la chaleur (35°) et les moustiques .

Le lendemain malgré les crèmes anti-moustiques, nous sommes dévorés, et particulièrement Timothée, qui est un peu allergique… mais il ne se plaint pas.

Nous comptons encore sur notre bonne étoile, car une épidémie de « chicungunia » sévit sur la Martinique. Un virus qui vous colle au lit pour trois jours ou trois mois…

Evidemment, décalage horaire oblige, le réveil se fait naturellement à 4 heures… Ainsi à 10 heures, nous avons rangé nos affaires, pris un bon petit déjeuner, fait nos courses, et même pris un bain sur la plage de Sainte-Anne…ça c’est fait. L’après midi sera consacré à récupérer les 350 kg de marchandises qui nous ont précédé, dont trois caisses pour Haïti ( équipe Pascale et Camille ) et à l’inventaire du bateau, ( équipe Christophe et Timothée) , ce qui oblige à fouiller le bateau et surtout à trouver l’ensemble des objets listés dans l’inventaire… une vraie chasse au Trésor, par 38 degrés sans le moindre petit air…deux litres d’eau perdus, et peut-être 500 grammes, pour le capitaine !!! ( à vos paris pour mon poids au retour !!! )

Le lendemain matin, Pascale et les enfants vont à la plage, pendant que je débute ma formation en maintenance de catamaran avec Paul, de Punch Croisière, Eric Vasse étant déjà parti pour le salon de Cannes et la Rochelle.

Nous sommes bien loin de la simple mise en main d’un bateau de location pour une semaine ou quinze jours.

Paul me met tout de suite dans l’ambiance : « nous tenons beaucoup à ce bateau, son propriétaire aussi, c’est l’un des plus beau de notre flotte, vous allez écrire une partie de son histoire, »... en fait je comprends assez vite des explications de Paul que la casse arrive rarement par hasard sur un bateau et que si je fais ce qu’il me dit de faire, j’ai bien plus de chance de récupérer ma caution …

C’est aussi fait pour que je comprenne les explications qu’il me donnera lorsqu’il y aura un problème.

Paul n’emploie même pas le conditionnel, il connait bien son métier, et il sait que sur un bateau, il y a toujours quelque chose qui ne marche pas ou plus à un moment donné. Il sait que je vais l’appeler, et son but est évidemment que je ne l’appelle pas tous les jours pour lui demander : pourquoi les chiottes refoulent, le frigo ne fait plus de froid, le dessalinisateur plus d’eau douce, le moteur ne démarre pas ou ne fait plus de courant, les panneaux solaires ne fournissent pas l’électricité qu’ils devraient fournir ?

Alors j’écoute attentivement et surtout j’essaye de retenir.

Après trois heures passées au fond des cales, après avoir soulevé tous les planchers, s’être contorsionné dans tous les sens, avoir dévissé des panneaux, car tout n’est pas toujours accessible au premier regard, toujours par 38 degrés, je n’en peux plus et rejoins Pascale à la plage en taxi pour une petite pause et un petit bain bien mérité.

L’après -midi, Pascale continue à s’occuper des enfants et part faire encore quelques courses, et je retourne cette fois-ci dans les cales moteurs…. Puisqu’il y en a deux. Je n’ai jamais vu de cales moteur aussi propres, elles sont magnifiques, on pourrait y entrer en costume blanc sans se tâcher. Le bateau est super bien entretenu.

Avant chaque départ, Paul me demande de vérifier l’huile, la courroie, le liquide de refroidissent. C’est un peu comme si chaque matin, quand vous prenez votre voiture, vous preniez le temps de vérifier le niveau d’huile, votre courroie, et le liquide de refroidissement….sauf que là … Nous avons le temps et que c’est un peu notre gage de sécurité, car tomber en panne de moteur sur la route ce n’est pas grave, en bateau, c’est un peu différent ( bon, moins qu’en avion, je le concède, mais entrer un cata de 14m à la voile au port ce n’est pas très facile).

Je retiens donc surtout de cette journée que sur un bateau, rien ne fonctionne sans une attention de tous les instants.

Je pense à cet instant à des nouveaux amis avec lesquels j’ai fait un stage de voile qui viennent de faire l’acquisition d’un cata, et qui vont découvrir ce monde de la précarité permanente … bon s’ils ont besoin, je devrais savoir faire après onze mois, mais Pascale et moi bénissons notre étoile qui nous a dirigé vers la location. Nous en ferons très vite l’expérience.

Je me couche avec une énorme pression sur les épaules…. En essayant de me remémorer tout ce que j’ai appris dans la journée.

Demain, nous sortons en mer pour le test de navigation, juste question de vérifier que nous savons naviguer.

A 8H30 nous sommes au magasin de pêche de la marina pour acheter ce qui va nous servir à manger pendant 11 mois.

Nous n’y connaissons rien et faisons confiance à une personne qui nous a été chaudement recommandée.

Nous dépensons une somme que même des passionnés de pêche ne dépensent peut-être pas, mais pour notre garde mangé, il ne faut pas compter.

Nous convenons de repasser le soir pour récupérer tout ça et … suivre la formation qui pourrait s’appeler : « la pêche pour les nuls », ou « le kit de survie du pêcheur qui a faim ».

Départ 10 h.

Paul fait la manœuvre de port.

Je suis rassuré parce que ce cata de presque 14 mètres sur 6,80 m de large est calé au quai avec à l’arrière perpendiculairement, un petit ponton sur toute la largeur, et à l’avant, un autre cata qui fait face, fièrement avec son encre bien apparente, ce qui enferme notre Phileas Fogg comme dans une boite à sardine. Enfin, de crabe nous pourrions dire car à part en crabe, je ne vois pas comment ce bateau peut sortir.

Il y a 80cm devant et 40 cm derrière.

Je regarde faire.

Il s’appuie sur la défense avant bâbord et se décale en crabe doucement … et sort le bateau en marche arrière avant de faire demi-tour entre les pendilles qui bordent chaque côtés qui crient à nos deux hélices, venez, venez, m’accrocher …

Je me réjouis de ne pas faire la manœuvre.

Nous sortons donc, je monte la grand voile ( à corne s’il vous plait ), Pascale maintient le bateau bout au vent, nous sortons le génois et premier virement de bord, l’écoute de génois surpatte.

Ce n’est pas vraiment de notre faute, l’écoute est un peu usagée, le winch un peu trop haut, ou plutôt la poulie de génois trop proche du winch.

 

Bon, nous n’avons certainement pas fait assez de tour sur le winch, peu importe, c’est coincé, c’est la merde.

Paul passe l’écoute sur le winch de grand voile pour tirer, il tire, il sue, on se dit que c’est mal parti pour le test, il reste calme, se pose, réfléchit et après avoir passé la contre écoute en écoute, il sort un super engin de sa poche, et il coupe l’écoute … l’aurais-je fait ?

Je ne sais pas, mais je me promets d’acheter le couteau de marque leatherman.

Nous constatons que les tensions sur ce type de bateau sont énormes et qu’on joue dans la cour des grands.

Il y une énorme différence entre un CATA de 36 pieds et de 44 pieds. Nous n’avons jamais navigué sur un CATA de 44 pieds !!! ça reste de la voile, mais à nous de réfléchir avant d’agir, sachant que sur des bateaux de cette taille, par vent fort, la moindre erreur se paye comptant et immédiatement.

Nous repartons et constatons que par 15 nœuds de vent réel, au bon plein, nous atteignons les dix nœuds.

Que du bonheur !!!

Bon, Camille nous fait un petit « gobillot » mais rien d’étonnant puisqu’il avait commencé la nav dans son picsou qu’il n’avait pas eu le temps de finir.

Je pense qu’il a compris.

Le reste de la journée se passe sans soucis et nous revenons au Marin.

Nous sommes décidés à repartir au mouillage le soir même après avoir récupéré le matériel de pêche, car le manque d’air au port et les moustiques nous ont fait relativiser le bonheur de vivre sur un bateau.

Paul me sert chaleureusement la main une fois le bateau remis dans sa boîte à sardine en me souhaitant une belle croisière…. « Heu Paul, tu ne ressors pas le bateau ». Il me fait un grand sourire et me dit non …

Gloups.

Je récupère le matériel de pêche, et suis une nouvelle leçon.

J’indique à mon interlocuteur repasser dans cinq jours au plus tard pour lui dire ce que je pense de ses rappalas multicolores, mitraillettes, leurres et autres ustensiles, que je ne connaissais pas le matin même.

Arrivé au bateau, je respire un grand coup et me dis que si Paul est parti c’est que je suis capable de le faire.

Pascale est à l’avant pour m’indiquer la distance entre la proue de la coque tribord que de mon poste arrière babord je ne vois absolument pas.

 

Evidemment, elle n’est pas à l’avant avec la traditionnelle gaffe qui sur ce type de bateau est absolument inutile.

Je souhaite éviter de partir avec l’ancre de la coque babord du nautitech qui est amarré devant nous ( spécificité des nautitechs, l’ancre n’est pas au milieu comme sur tous les autres catamarans , mais sur la coque babord).

 

Cette ancre fait face à ma coque tribord que je ne vois absolument pas. C’est psychologiquement angoissant.

Bon je ne vais pas crâner, mais la manœuvre est parfaite ( sic mon épouse qui est avare en compliment).

Nous passons enfin notre premier mouillage à la plage de Saint-Anne, plage du club med des boucaniers pour ceux qui connaissent.

Les enfants se baignent et sont manifestement heureux.

Timothée nous impressionne par sa capacité à se déplacer en mettant instinctivement les mains où il faut, avec un pas assuré, sans se précipiter … Mon fils a le pied marin, c’est indéniable.

 

Notre cher Camille a lui aussi le pied marin, mais comme à terre, il ne sait pas se déplacer sans sauter. Nous devrons à plusieurs reprises lui rappeler qu’en se déplaçant ainsi, il risque de se faire mal, et qu’il serait dommage qu’il se casse quelque chose… espérons qu’il nous entende alors qu’il est déjà parti à l’avant pour sauter de la delphinière en poussant un cri de joie qui fait plaisir à entendre.

Première pêche, à la mitraillette, visiblement les leurres sont bons : Cinq hameçons, cinq prises, carton plein. Mon filleul serait fier de moi.

Bon, on nous avait dit de ne pas nous inquiéter pour la pêche et qu’on apprendrait sur le tas… ça devrait bien se passer.

Je tue mes premiers poissons… ça fait mal au cœur, surtout quand l’hameçon a crevé l’œil de l’un d’eux. Je n’avais jamais tenu un poisson dans ma main, bon ils ne sont pas très gros non plus, mais je dépasse mon appréhension. Et suis assez fier.

Pascale nous cuisine ça aux petits ognons et les scrupules disparaissent rapidement.

Nous faisons enfin une vraie nuit…du pur bonheur.

Le lendemain essai de l’annexe, comme pour le reste, c’est parfait, elle démarre au quart de tour.

Je vais chercher le pain à Saint-Anne avec Timothée, qui monte à l’échelle de quai comme s’il avait fait ça toute sa vie… c’est tout simplement incroyable.

Il est fier avec son gilet et explique à la boulangère qu’il est sur un « rô bateau tout beau ».

Evidemment , il me fait craquer.

 

En repartant tous les deux, devant la place de l’église, il y a au sol un jeu dont j’ai oublié le nom… un truc avec la terre et le ciel et les cases sur lesquelles il faut sauter. Timothée semble le connaître et sautille. Il part de la terre et atteint le ciel. Je fais de même. Nous nous marrons. Je suis certain qu’en d’autres lieux, d’autres temps, je lui aurais dit dépêche toi, certain de n’avoir pas de temps à perdre.

J’ai enfin tout mon temps, et tout ce temps à passer avec toi mon fils.

Pour la deuxième nuit nous partons sur un mouillage exposé est ( le vent est essentiellement d’est aux Antilles) mais protégé par une barrière de corail ( la baie des anglais ). Mouillage un peu rouleur mais c’est bon pour s’amariner.

Je constate après ½ heure de navigation que mes instruments ne m’indiquent plus ni la force ni d’où vient le vent. Je lève la tête, plus de girouette et d’anémomètre… c’est con … on peut faire sans mais c’est quand même mieux avec.

Notre Mouillage est également très isolé, et nous serons seuls pour la première fois.

Très peu de fonds également…et la nuit nous réserve un grain tropical.

Je constate que le mouillage dérape et décide de mettre plus de chaîne. Il est deux heures du matin.

Pour faire fonctionner le guindeau, il faut allumer le moteur bâbord… la cabine de Camille est la cabine arrière bâbord. Pascale passe le prévenir qu’il y allait avoir du bruit, mais qu’il ne devait pas s’inquiéter.

Comme convenu, Pascale ferme le carré afin d’empêcher toute sortie des enfants de nuit et me retrouve sur le pont.

 

En fin de manœuvre, Pascale et moi somment à l’avant pour vérifier que le mouillage tient et entendons un hurlement. Nous nous précipitons à l’intérieur. Camille a cru qu’il était seul dans le bateau et que nous l’avions abandonné… Il va falloir gérer ses angoisses !!! Pascale finit la nuit avec lui…

Et Timothée de me dire « Papa, fait blague à Camille pour faire peur » !!!

Bon, nous repartons au Marin le lendemain, pour réparer, après avoir passé notre premier appel à Paul ( soit après 24 H quand même), dès 8H.

Alors que Pascale est à l’avant pour préparer les amarres, elle découvre coincée dans le trampoline avant notre girouette-anémomètre, cassée. J’interroge Paul pour savoir si je dois me mettre à la même place ….réponse affirmative. Donc il faut que je rentre ce PHILEAS dans sa boîte à sardines.

L’arrivée et moins belle que le départ et je touche un peu à l’arrière, sur ce putain de ponton vertical au quai, mais rien de grave. Je suis bon pour un petit coup de polish.

Paul monte au mât aidé de Sébastien, le fils d’Eric Vasse.

En une demi-heure, c’est plié. Si nous avions été propriétaires, nous en étions déjà pour 500 €.

Seb me dit que les nouvelles girouettes Raymarine cassent toutes.

Il semblerait que cela soit une constante dans le milieu du nautisme : plus récent, plus cher, plus performant, mais moins fiable ….

Nous décidons de faire notre avitaillement qui était prévu dans deux ou trois jours le jour même, puisque nous sommes au port, et notre clearance pour partir.

Nous loueons une voiture pour l’après-midi et nous répartissons les tâches ( lessive compris ). En trois heures c’est plié, et nous partons cette fois-ci pour de bon. J’ai acheté mon Couteau leatherman et une lampe torche puissante qui m’avait cruellement manquée la veille. La liste s’allongera assurément pendant le voyage.

Manœuvre de départ moins fluide que la première fois et Sébastien vient me pousser un peu avec son Zodiac.

Nous n’allons pas loin, nous retournons à Saint-Anne.

Nous rangeons notre avitaillement d’un mois, et passons une nuit beaucoup plus calme que la veille.

Nous décidons de partir le surlendemain, car il faut un peu avancer les cours de CNED et il est vrai que nous avons été un peu pris ces derniers jours. Ce n’est pas Camille qui va s’en plaindre.

Pascale fait donc la classe à Camille au bureau de notre cabine, et je vais faire un tour d’annexe avec Timothée à la recherche d’une connexion wifi, ou plutôt d’un code d’accès.

Je tente ma chance au club med, et tend les bras à trois très jolies GO qui apportent des fruits frais aux GM qui font du ski nautique. Mon fils a plus de succès que moi…. Il se fait offrir deux tranches d’ananas et de pastèque, et moi je repars sans code d’accès.

 

La connexion internet n’est pas très rapide en Martinique, et plus il y a de personnes connectées sur un réseau, plus c’est lent…. Personne ne donne ses codes.

Je finis par en récupérer un dans un restaurant mais il faudra rapprocher le bateau demain.

La fin de journée nous réserve une très belle surprise quand nous constatons que Thetys mouille juste derrière nous. Thetys, c’est Bruno FABRE et Nathalie CHATEAU, qui voyagent depuis 8 ans et que nous suivons depuis au moins quatre ans sur leur site levoyagedethetys.com.

Nous avions eu quelques échanges par mail et ils avaient eu la gentillesse de nous inviter au baptême de leur nouveau Bateau, il y a deux ans, à la Rochelle, un magnifique nautitech 542.

Nous y étions évidemment.

Nous les invitons à venir boire un verre … c’est notre premier échange avec des voyageurs, comme nous. Enfin plutôt nous, comme eux, en moins long.

Bruno m’offre son livre « la pyramide du Bonheur, et si le bonheur se voyait » que je m’empresse de faire dédicacer.

 

Ils nous donnent quelques conseils bien avisés.

C’est un vrai plaisir de partager avec eux, et nous espérons les revoir rapidement, et pouvoir les compter d’ici peu parmi les bateaux copains.

Je couche Timothée et nous passons un long moment tous les deux à regarder par le hublot de sa cabine les lumières et les bateaux au mouillage. Il trouve ça beau…moi aussi, et nous nous faisons un énorme câlin.

Cette vie est belle.

 

Nous sommes le 16 septembre 2014 . J+6

 

Voilà pour les premières news, n’hésitez pas à faire vos commentaires. Les prochaines seront rédigées par Pascale, et nous alternerons. Bises à tous.

 

Le Mot de Pascale : Hormis la fréquence de nos pauses pipi, je pense que tout y est.