Journal 3 Mayreau-Grenade

Bonjour à tous,

 

Nous voilà aux Tobago cays. Et bien, ce n’est pas bien grand.

Mouillage sur bouée obligatoire derrière la barrière de corail.

Nous sommes trois bateaux. Et dire qu’en pleine saison, il parait qu’il y a plus de cent bateaux.

 

Nous plongeons immédiatement, bingo ! Deux raies et deux tortues. Nous improvisons de petites escales en annexe sur les iles qui bordent notre mouillage.

 

Nous passerons deux jours à nous promener, et à faire du PMT, mais interdiction de pêcher ou de chasser, c’est une réserve.

 

L’eau n’est malheureusement pas très claire et ce n’est pas aussi sympa que nous le pensions.

 

Le mouillage de salt whisle bay reste notre top One.

Nous repartons vers la Petite Martinique pour une petite technique, plein d’eau, d’essence pour l’annexe, et quelques litres de gasoil, car nous n’avons fait que quelques heures de moteur, surtout pour l’électricité.

C’est dommage, nous aurions pu rester plus longtemps, ça a l’air très mignon.

 

Direction le mouillage de Sandy Island, face à Carriacou. Magnifique. L’îlet s’étale sur cinq cent mètres en croissant de lune, avec une jolie plage et quelques palmiers.

 

Nous sommes seuls et mouillons au milieu du croissant à environ 70 mètres de la plage.

Dès après notre repas, nous partons en annexe.

A mi chemin, le moteur cale, j’essaye de le redémarrer, rien.

Le moteur ayant toujours bien fonctionné, et n’ayant que 70 mètres à faire, je n’ai pas pris les rames. Enorme connerie.

 

Nous parvenons à atteindre l’extrémité ouest de l’ilet.

Je pense que le problème est un mauvais dosage du mélange huile essence à petite Martinique.

Nous essayons durant de longues minutes en tirant, pestant et priant pour que le moteur redémarre….rien, absolument rien.

 

Je repars à la nage vers le bateau, non sans mal, car il y a pas mal de courant.

Je veux revenir avec notre bouée triangle avec laquelle je tracte les enfants pour transporter de l’huile, une bouteille vide, un entonnoir, et veux prendre les deux rames, mais c’est impossible, l’embarcation étant trop petite et ne peux en prendre qu’une.

 

En ramant à l’avant de la bouée, un coup à droite, un coup à gauche, je parviens à revenir sur l’île, mais c’est juste. Si je rate le bord de l’île …. Je suis bon pour traverser la mer des caraïbes!!!

J’enlève un litre d’essence et rajoute de l’huile.

Après plusieurs tentatives, le moteur redémarre, Victoire !!!

Nous repartons.

 

Arrivés à trois mètres du bateau… il cale à nouveau. Pascale veut plonger, je l’en dissuade, j’hésite, deux ? trois secondes ? c’est déjà trop tard, nous sommes déjà à plus de dix mètres du bateau, et oui, il y a vraiment beaucoup de courant.

J’essaye de redémarrer, en vain, il faut vite prendre une décision car nous dérivons.

Camille et Pascale se mettent à tribord, je rame à bâbord, et nous atteignons l’extrémité ouest de l’île.

J’essaye de redémarrer, démonte le capot, touche à droite à gauche, cette fois-ci rien à faire.

Après 1/2 heure de vaines tentatives, nous décidons de tirer l’annexe à l’extrémité est de l’île.

 

Avec le courant et en ramant énergiquement, nous devrions pouvoir atteindre le bateau, il n’y a que 70 mètres merde !!!

 

Nous commençons à être fatigués, et il ne faut pas tarder car la nuit tombe tôt. Il est déjà 17 heures et il n’est pas exclu que nous devions faire plusieurs tentatives.

Nous voilà repartis.

Je rame, je rame, Pascale et Camille rament avec leurs mains, Timothée s’est endormi dans la bouée triangle que nous avons calée à l’avant de l’annexe.

Nous avançons en crabe… ça commence à sentir mauvais cette histoire. Je rame encore plus fort mais notre progression latérale est trop importante. Nous allons rater le bateau. Je plonge pour remplacer le moteur, ça va mieux mais je m’épuise très vite.

J’allais prendre la décision de revenir sur la plage, pour aller chercher la deuxième rame à la nage sur le bateau, et prendre la VHF portable, lorsqu’un voilier arrive au mouillage et vient nous tirer avec son annexe !!! Nous arrivons au bateau épuisés mais contents que ce triste épisode se termine sans conséquence.

Désormais, les rames resteront dans l’annexe. Il faut dire que le moteur avait tellement bien marché jusque là. Je m’en veux de tant d’amateurisme, et constate, une fois de plus, qu’une situation apparemment totalement anodine peut très vite dégénérer, par manque de vigilance ou tout simplement de prudence, heu ….un peu par bêtise aussi.

Heureusement que nous n’avons pas passé la nuit sur l’île. Un énorme grain passera dans la nuit.

 

 

A quatre heures du matin, je suis sur le pont pour vérifier la tenue du mouillage par 45 nœuds de vent et constate que notre voisin qui nous a porté secours décroche et se rapproche dangereusement des rochers. Je passe un appel sur la VHF, il n’est manifestement pas branché.

Je m’époumone dans la corne de brune, mais rien à faire, il ne sort pas de son bateau.

Cela ne sert à rien, le vent est trop fort et le son ne passe pas contre le vent.

J’ai en revanche réveillé tout le monde sur le bateau.

Evidemment l’annexe étant en panne, il n’est pas question d’aller sur son bateau à la rame, contre courant et contre le vent.

 

Nous veillons avec Pascale et constatons que son bateau ne bouge plus.

L’ancre a certainement accroché.

Il est à 40 mètres des rochers, s’il décroche à nouveau, c’est la cata.

Le grain passe, il n’y a plus de danger, nous retournons nous coucher.

 

Trois heures plus tard, je salue mon voisin qui est tout étonné d’avoir décroché de plus de 50 mètres et m’indique qu’il avait mis cinquante mètres de chaîne.

Ne jamais avoir trop confiance !!!

 

Le deux octobre nous partons pour Saint-georges-bay, mouillage ouest de Grenade.

Nous devons repartir avec CATAJA et un autre bateau le 8 octobre pour la Blanquilla, notre première île vénézuélienne.

Cela nous laisse cinq jours pour visiter Grenade.

Nous mouillons au milieu d’autres bateaux. Il y a une petite plage juste à côté.

Je tente de redémarrer l’annexe, et après quelques essais, le doux ronronnement du moteur se fait de nouveau entendre. Certainement que la navigation entre Sandy island et Grenade a favorisé le mélange essence, huile du réservoir de l’annexe.

J’emmène Timothée pendant que Pascale fait un peu de CNED. Nous rencontrons plusieurs équipages avec enfants ou sans d’ailleurs. Certains partent comme nous pour un an, d’autres pour deux ou trois ans, un couple pour six ans.

Le lendemain, je vais faire la clearance et découvre la marina de port Louis.

C’est super mignon, plein de petites cabanes de toutes les couleurs, un gazon à l’anglaise, tous les services d’une marina et en plus … un spa, deux restaurants et une piscine.

Je retourne au bateau et récupère tout le monde. Nous nous faisons une bonne pizza et je découvre le jus local de golden apple, sorte de pomme verte adoucie, c’est excellent.

Nous passons la fin d’après midi à la piscine de la Marina et Timothée va nager pour la première fois sans bouée dans cette piscine.

Il se jette et rejoins le bord de la piscine, bon plutôt sous l’eau, mais il flotte !!!

Nous ne pensions pas que cela viendrait aussi vite. Il ne sait pas encore nager mais le fait qu’il puisse se maintenir à la surface est très rassurant, même si nous sommes très vigilants.

Nous faisons la connaissance de Susie, une anglaise qui voyage depuis douze ans sur un magnifique bateau en bois. Elle prend avec elle des jeunes quand elle fait des traversées, qu’elle forme à la navigation … et peut-être à la vie aussi.

Trois hommes s’affairent à bord pour les vernis qui sont impeccables. Ce n’est plus de la plaisance mais du yachting !!!!

Le lendemain, nous partons faire des courses et visiter la ville.

Ça monte beaucoup.

Pascale et moi prenons chacun notre tour Timothée « le lazy man » sur nos épaules après une ultime discussion : « c’est dur de marcher » « oui Timothée mais il faut faire un effort » « non, c’est trop dur de marcher » … généralement la discussion dure cinq minutes, on part devant, il s’assoie, pleure, et nous finissons par craquer. Il le sait.

Le soir nous retrouvons CATAJA qui a terminé son carénage.

Ils viennent manger sur le bateau.

Je tente d’allumer le barbecue sans succès et Antoine me conseille d’investir dans un barbecue au gaz.

J’aime bien Antoine, il a un sourire malicieux et naturellement bon.

Eurielle est très sympa aussi.

Nous passons encore un très bon moment ensemble hormis le fait qu’ils nous apprennent que finalement ils remontent directement sur Saint barth, Eurielle n’étant pas très rassurée par le Venez, et des projets professionnels les appelant vers le nord.

Nous sommes bien déçus car nous aurions aimé passer plus de temps avec eux.

Ils ont donné nos cordonnées à BAYALE qui devait aller au venez.

Ils passent nous dire au revoir le lendemain et la terre étant petite et ronde nous nous retrouverons certainement.

J’achète le fameux barbecue à gaz avec Timothée chez un chip qu’Antoine m’a conseillé, pendant que Pascale fait l’avitaillement, avec Camille.

 

Merci Antoine, je pense à toi tous les jours en l’allumant.

 

Je laisse Pascale et les enfants au restaurant qui a une connexion internet. Pascale doit enregistrer les évaluations d’anglais de Camille et les envoyer au CNED.

 

Alors que je range les courses sur le Bateau, MELODIDO, Jannick et Vincent, viennent me voir pour me dire que BAYALE leur a dit que nous allions au VENEZ, qu’ils y vont aussi, mais que BAYALE n’y va plus.

 

Décidément !!!

 

Un autre bateau doit se joindre à nous pour un départ prévu samedi prochain sauf évolution météo.

C’est parfait, car cela nous laissera plus de temps pour découvrir GRENADE.

Je repars à la Marina pour rejoindre Pascale et l’informer des dernières évolutions de notre programme.

Tous les matins c’est CNED. J’emmène Timothée avec moi et nous nous baladons.

Nous nous arrêtons systématiquement au restaurant de la Marina pour que je prenne ma dose de Golden apple, et Timothée, de sa piscine préférée.

Lors d’une de ces haltes, je rencontre deux jeunes français qui boivent une bière en regardant la météo sur une application I pad. Je suis surpris par le jeune âge de l’un d’eux qui s’avère être le capitaine de son bateau un scorpio 9. Il a 20 ans, il est breton. Le second est plus vieux, 26 ans, et apprend la navigation avec son comparse. Ils se sont rencontrés aux canaries. Ils sont là pour escale technique, sont arrivés la veille et repartent le lendemain. Leurs étapes sont de 1500 miles minimums. Mais là où je tombe de ma chaise c’est quand le plus jeune m’annonce très sérieusement qu’il repart seul dans quelques jours avec sa poule ( qui lui fait un œuf par jour ) pour le Groenland, avec l’intention de se faire enfermer dans les glaces…into the wilde…espérons que la fin sera meilleure pour lui.

Sa maturité me surprend, il ne fait ça ni pour la gloire, ni pour se former à une carrière de skipper professionnel. Juste l’envie d’aller se confronter aux éléments, d’apprendre de et sur lui-même, et du voyage.

Nouvelle halte à la piscine après le CNED, et nous rencontrons Julie, et Fred, et leurs enfants, Louise et Roméo. Ils voyagent depuis un peu plus d’un an sur un sun fizz , « Datura ». C’est le troisième bateau dont m’a parlé Vincent.

Le soir même, nous organisons avec Susie un petit apéro sur la plage. Se joignent un couple d’américain et un couple de canadien, qui ont deux enfants, et « Datura » au complet.

Evidemment, il dure, il dure. Nous repartons bien tard, heureux de nos échanges et de nos choix et de nos vies.

Le lendemain, nous partons en ville pour déjeuner dans un restaurant local. Nous mangeons super bien à quatre pour l’équivalent de 15 € et je reprends trois fois du golden Apple.

Tout est très bon marché, à l’exception du massage du dos que je me paye le soir au SPA.

Bon, super massage, très douloureux et très efficace.

Le soir, nous avons une » réunion de travail » sur MELODIDO pour préparer notre nav vers la blanquilla.

Nous arrivons à huit sur le bateau de Vincent et Jannick, un superbe Lagon 47, d’une construction amateur en strip planking d’excellente facture, avec cuisine dans la coque tribord, la pointe avant étant aménagée et réserve, atelier et trouve place un grand congélateur.

Il se dégage une impression d’espace.

Vincent vient de prendre sa retraite, il était cardiologue en Guadeloupe.

Ils vivent depuis peu sur leur bateau. Vincent a toujours eu des bateaux, il sait de quoi il parle.

Son bateau a en plus un radar.

Il sera notre chef de flotille.

Vincent me dit « sur un bateau on doit pouvoir dormir à deux ou quatre, manger à huit, et boire des apéros à seize », son bateau est conçu autour de cette idée !!! bon il parait que la citation n’est pas de lui mais d’Antoine, il me demande de le préciser.

Nous nous décidons sur le cap, le jour et l’heure du départ, le canal de VHF, le fait de naviguer discret sans feux de navigation, puisqu’il semble qu’il y ait vraiment des pirates… cela nous prend bien 15 minutes et nous repartons deux heures plus tard….

Le lendemain, nous partons visiter l’ile en taxi, ce qui revient moins cher qu’une location de voiture.

Au programme, une cascade, un cratère et une plantation de cacao.

Nous arrivons à la cascade. C’est manifestement touristique.

Lorsque nous arrivons, nous attendent « mama banana », photo, un petit billet, et un petit singe … (je crois d’ailleurs que c’est la même race que sur la place Djema Efna !!!! ), Photo évidemment, un petit billet, entrée de la cascade … c’est payant ….quatre petits billets… on arrive à la cascade, trois hommes se proposent de sauter du haut de la cascade, une quinzaine de mètre, pour une association …. Trois gros billets… bon cela a beau être des dollars east carribean à ce rythme on ne va pas finir la journée.

On passe quand même un bon moment et l’eau de la cascade est très rafraichissante.

Camille se régale.

Nous repartons, passons par un grand lac qui est un cratère de volcan et après une halte au restaurant, nous allons visiter une fabrique de chocolat. Timothée s’est endormi dans la voiture et Peter notre chauffeur, fait le baby Sitter.

Très instructif mais pour nous, car la visite se fait en anglais et Camille ne comprend rien. On essaye de traduire mais je sens qu’on le perd.

 

Retour sur le bateau et Passage chez l’esthéticienne du spa pour Pascale.

A notre retour sur le Bateau, Nous avons la surprise de voir que Rhum runner est mouillé à côté de nous.

Camille retrouve ses deux copains, Lorenzo et Sean, et Timothée retrouve Canouan.

Le jeudi soir nous partons avec Julie et Fred, et le couple de Canadien, manger dans un restaurant local en bord de plage.

Nous laissons les enfants jouer sur la plage pendant que nous nous régalons. Nous voyons revenir Roméo 5 ans recouvert de sable de la tête au pied….Nous connaissons déjà le responsable qui ne sait pas jouer calmement, surtout avec les plus petits que lui. Nous nous confondons en excuses auprès de Julie, la Maman de Roméo, et punissons l’auteur. Je suis passablement énervé !!!

Notre dernière journée est consacrée aux dernières courses, au plein d’eau et d’essence pour l’annexe. Départ le lendemain pour la Blanquilla à 170 miles.

Camille est invité à venir dormir avec Lorenzo, et malgré ce qui s’est passé la veille, nous n’avons pas le cœur de lui refuser cette invitation qui lui fait très plaisir.

Dernier apéro de Grenade très sympa chez Rhum runner et nous laissons Camille que nous récupèrerons le lendemain à 7h30 avant de partir.

Nous quittons Grenade le 11 octobre au matin avec Melodido et Datura pour une vingtaine d’heure de navigation et donc notre première nuit en mer sur Phileas.

Cela fait déjà un mois que nous sommes partis.

Plein d’images dans la tête et déjà une certitude : Nous ne nous sommes pas trompés. Nous adorons ce mode de vie fait de rencontres et de découvertes, nous adorons vivre sur un bateau.

Certes, j’aime plus la navigation que Pascale, et il me tarde de naviguer plus longtemps, quand il tarde à Pascale de naviguer le moins longtemps possible.

Il nous faudra certainement naviguer un peu plus pour perdre cette impression que nous ne sommes pas en voyage, mais en croisière.

Nous n’avons pas trop le sentiment d’être sorti des sentiers battus… et même plutôt l’impression que nous avons fait ce que tout le monde fait en passant par là où nous sommes passés. Ce trajet nous aurions d’ailleurs pu le faire lors d’une croisière estivale en une quinzaine de jour.

Ce premier mois est donc plus riche de rencontres, de découverte de Phileas, de la vie en mer et au mouillage, que de véritable voyage.

Il est évidemment aussi riche de l’apprentissage de la vie ensemble sur un bateau qui n’est pas si grand !!!

A ce sujet, nous devons reconnaître que, si nous sommes heureux de la qualité de nos rapports, Pascale et moi ( j’encaisse d’ailleurs les mises de ceux qui avaient parié sur un retour de Pascale avant la fin du premier mois ), même si nous n’avons pas su ou pu éviter quelques accrochages à l’occasion d’arrivées ou de départs, que nous avons dû nous rappeler encore et encore la maxime de Charlotte : « sortir du cercle vicieux de la comptabilité pour entrer dans le cercle vertueux de la générosité » ( à accrocher dans tous les bateaux réunissant un équipage mixte ) , nous avons un peu plus de mal à supporter la relation que Camille et Timothée entretiennent et qui consiste à se chamailler en permanence. Ce qui à Terre était un jeu qui durait au maximum 30 minutes après la fin des devoirs de Camille et le repas du soir, se transforme ici en un mode relationnel exaspérant pour nos nerfs.

Le CNED est aussi une épreuve, nous le savions et connaissions au surplus l’appétence de Camille pour l’apprentissage. Mais bon, ce n’est pas facile tous les jours pour Pascale qui se consacre seule à cette tâche, puisque de l’avis de l’élève et de la maîtresse, je n’ai pas la patience requise, ce qui est certainement vrai.

Il est rare qu’une leçon ne soit pas l’occasion de larmes de Camille, toujours pour les mêmes raisons, son absence de concentration.

Enfin, notre cher, tendre et non moins adorable Timothée, peut assez rapidement se transformer en un petit monstre capricieux qui veut imposer sa loi en ayant trouvé un moyen tout à fait idoine sur un bateau : pleurer en hurlant mais en hurlant très très fort . A terre, nous avions une chambre et une clé pour protéger nos oreilles jusqu’à ce que la crise passe… ici nous n’avons rien… même pas une douche froide, mon cher Stéphane, qui est ici…une récompense.

Nous partons donc vers le Venez très heureux de ce premier mois, avec l’envie d’entrer véritablement dans le voyage.

 

Bises à tous et à bientôt.