Journal 5 Los Roques

Départ à 13H30 de la Blanquilla.

 

Nathalie, Bruno, sylvie et Guy passent nous dire au revoir. Nous avons une petite boule au ventre au moment de partir. Nous espérons vraiment nous revoir. Peut-être aux San blas pour Nath et Bruno, peut-être en Martinique pour Sylvie et Guy.

 

Route 275° Baromètre 1020, très peu de vent moins de 10 noeuds, grand voile, gennaker et quand le vent tombe ….moteur.

 

Nous naviguons toujours vent arrière, mais c’est toujours aussi confortable à bord.

Poulpy nous ramène un Barracuda, dans cette zone ils ne sont pas touchés par la Ciguatera et il n’y a pas de restrictions pour leur consommation.

 

Nous nous améliorons sur la gestion de la nav de nuit et décidons de faire des quarts de 2h au lieu de 3. ce sera une traversée sans lune, pas de bateaux croisés, nous nous permettons même de nous assoupir (avec une alarme toute les 20 minutes) durant nos quarts. Le vent se lève durant la nuit, nous avançons de façon honorable. Arrivée à Gran Roque le lendemain à 09H 30 soit une moyenne de 6 nœuds.

 

Notre Capitaine se fait alpaguer par une jolie brune et un cameraman ! Attention : reportage pour la TV Vénézuélienne, et notre Christophe devient inter national !

A midi c’est ruée au resto ! Nous n’en trouvons qu’un seul ouvert, tenu par un Vénézuélien ayant longtemps vécu aux USA. Hamburger pour les enfants ( desintox pas encore terminée) et ceviche pour nous, délicieux.

 

Nous échangerons régulièrement avec lui, conseils infos et resto ! Première balade et impressions très positives sur cet île.

 

Nous avions eu le sentiment d’entrer enfin dans le voyage avec ces dix jours à la Blanquilla.

 

Dès que nous passons la pointe de GRAN ROQUE, nous sommes surpris par la couleur de l’eau, translucide, turquoise. Les îles de Los Roques sont célèbres pour leurs eaux, un peu de pacifique dans cette mer des caraïbes. Cela semble vrai, les mouillages dans les prochains jours ne feront que le confirmer.

 

L’île de Gran Roque est un petit havre de paix. 3,5Km2, 1500 habitants, 1 aéroport (et oui…avec 1 vol par jour de Caracas) et une colline (la seule à des centaines de kilomètres à la ronde). Il y a des pélicans, beaucoup de pélicans. Le soleil est brulant… un goût de paradis perdu. Si certains d’entre vous cherchaient une destination originale, idyllique et …pas chère, nous n’avons qu’une seule chose à vous dire : Allez y !!!! (http://www.los-roques.com)

 

Nous retrouvons au mouillage principal nos amis Datura et Melodido, arrivés quelques jours auparavant. Nous allons à terre afin d’effectuer les formalités d’entrée. Nous n’avions pas pu les faire depuis Blanquilla puisqu’il n’y a aucun bureau, de plu, les îles Los Roques sont un parc national protégé avec un tarif et une durée de séjour en bateau limitée (15 jours maxi). Il faut en premier lieu changer nos USD en Bolivars. Au Venezuela, le gouvernement ne permet pas un change équitable dans une banque. Il nous faut donc faire du change…mais surtout pas à la banque. La pharmacie est parait-il, sur les conseils de nos amis, un excellent endroit pour cela.

 

A titre d’information : Banque : 1 USD = 30 Bolivars / Pharmacie : 1 USD =85 Bolivars. / Restaurant : 1 USD = 95 Bolivars

 

Allez comprendre…

 

Christophe part faire du change et les papiers d’entrée avec Timothée, je reste à bord avec Camille pour faire l’école. La règle étant toujours école le matin du Lundi au Vendredi sauf les jours de navigation ou d’activités particulières qui nous amènent à quitter le bateau.

Nous sentons que ce séjour au Roques va confirmer nos impressions.

Le dépaysement est total.

 

Nos amis bateaux décident de changer de mouillage, nous les rejoindrons plus tard, cette île nous plait beaucoup trop !

 

Gran Roque possède l’énorme avantage de disposer de petites épiceries, restaurants et bars aux tarifs plus qu’attractifs, mais aussi d’une très joli aire de jeux ou les enfants se mélangent aux locaux, échangent par signe ou espagnol approximatif. Il est assez rare d’avoir des enfants étrangers sur l’île (rappel : la mauvaise réputation de la traversée) et peu de familles viennent jusqu’ici.

 

Nous flânerons ainsi durant 3 jours avant de rejoindre nos bateaux copains. Le 25 Octobre se profile et une petite fiesta pour les 45 ans du capitaine est en préparation. Langoustes et rhum au menu (vu l’entrainement intensif fait à la Blanquilla, les soirées bateaux sont de plus en plus au point), musique et bonne humeur, le tout, dans le lagon de NORONQUI ABAJO !

 

Nous resterons en petite flottille pour visiter quelques îles durant 3-4 jours, avec un point d’orgue à Cayo di Agua.

 

Une piscine doublée d’un magnifique massif corallien à fleur d’eau. Nous y passerons 3 jours ponctués par l’école, les courses*, la plongée et les apéros sur la plage.

 

Datura nous quitte avant le terme des 15 jours de « forfait roques » pour aller chercher de la famille à Bonaire et rejoindre des amis vivant sur cette île. Nous les rejoindrons dans une semaine ou deux. Nous restons avec Janick et Vincent pour visiter encore de nouvelles îles, dont une qui abritait auparavant un refuge aux tortues, mais qui a hélas été fermée par le gouvernement pour une raison que je ne pourrais vous donner, mon niveau d’espagnol étant bien trop faible pour comprendre l’explication donnée par les pécheurs, certainement des subventions qui ne sont pas arrivées à bon port.

 

Impossible d’oublier Gran Roque, alors nous quittons Jannick et Vincent qui doivent rentrer en Guadeloupe en passant par les Aves, et nous retournons terminer notre forfait sur l’île principale dont nous ne nous lassons pas.

 

Encore merci à vous, Janick, Vincent pour vos conseils, la pêche et les excellentes soirées passées en votre compagnie, bon vent ! Et je l’espère : nous nous retrouverons en Guadeloupe.

 

Nous voilà de retour à Gran Roque, auprès de notre restaurant préféré (voir petite vidéo) ou de plus, notre capitaine doit récupérer son cadeau d’anniversaire : un aéro yoga . Je vous laisse le plaisir de découvrir cette discipline via la démonstration offerte par Christophe dans la vidéo ci-dessous.

 

 

 

Quelques courses dans les petites échoppes de l’île, à la boucherie (où il faut savoir oublier tout ce que vous savez sur les normes d’hygiène en Europe, mais où la viande est délicieuse).

 

Avec nos milliers de bolivars nous avons l’impression de jouer au Monopoly, et vu le niveau des prix : aucune restriction. Petite info : le mois d’octobre est probablement celui où nous avons dépensé le moins d’argent durant notre vie familiale : 450 euros pour le mois. Du jamais vu, courses, restos, bars et douane inclus. J’oubliais : un service de laverie dans une petite ruelle de Gran Roque possédant la lessive la plus fabuleuse que Christophe ai jamais connu, alors pour 200 Bolivars les 2 sacs, nous laverons tout ce que contient le bateau. Il faut porter les kilos de linge en luttant contre les moustiques mais ça vaut le coup !

Tout bonne chose ayant une fin, nous sommes le 6 Novembre, notre forfait est expiré, nos passeports sont tamponnés pour la sortie, il faut partir… et rejoindre nos amis de Datura sur Bonaire via les îles de los Aves. Mais cela est une autre histoire.

 

Nous vous embrassons très fort, à bientôt les amis et chère famille, (un baiser particulier pour ma maman) nous pensons souvent à vous.

 

https://www.youtube.com/watch?v=19NgwHUYbfM

 

Il n'y a pas de son, nous allons refaire le film pour y remédier, désolés....